Habitats et biotopes
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Un barrage bloque le passage de nombreuses espèces de poissons migrateurs, mais certaines pas totalement. L’effet de fragmentation sur la diversité génétique des espèces qui en résulte va dépendre de l’ancienneté du barrage et de la taille efficace de la population de l’espèce considérée. Pour quantifier cet effet de manière standardisée, un nouvel indice de différenciation génétique, nommé 'F Index' pour 'Fragmentation index' a été récemment proposé (Prunier et al., 2020). Ce 'F Index' va être calculé pour 5 espèces de poissons (goujon, vairon, chevesne, chabot et loche franche) échantillonnées sur la Sélune en amont et en aval des barrages de Vezins et La Roche-qui-Boit, et ce avant et après l’effacement des barrages. Les résultats devraient aider à mesurer l’effet de restauration de la connectivité entre populations, la vitesse de cet effet, et aussi de le comparer entre espèces. Cette couche donne la localisation des secteurs d'étude utilisés dans le cadre du projet de recherche "Mesure de la restauration de la connectivité entre populations de poissons suite à l’arasement des barrages de la Sélune", dit "F Index".
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L’effacement des barrages de la Sélune a pour objectif de restaurer les écosystèmes aquatiques dans le bassin versant et les populations animales et végétales aquatiques. Une des conditions du succès de l’opération est la réapparition de formes fluviales diversifiées et d’habitats aquatiques diversifiés. Idéalement, le cours d’eau reprendrait son tracé et sa dynamique initiale. Cependant, la nécessaire gestion des sédiments a impliqué des interventions humaines de degrés variables selon les secteurs, avec des conséquences probables sur la morphologie du cours d’eau (sinuosité, géométrie) et sur la nature du substrat du lit (granulométrie). La lamproie marine et le saumon, candidats à la recolonisation, façonnent le substrat des cours d’eau en construisant des nids où ils déposent et recouvrent leurs œufs. Cette activité peut significativement et durablement modifier la répartition des sédiments dans les zones de reproduction et augmenter la complexité des habitats aquatiques. Le projet « rôle des espèces ingénieures dans la restauration des habitats » étudie l’influence de ces deux espèces de poissons migrateurs sur la mobilité des sédiments et la morphologie du cours d’eau dans leurs zones de reproduction. Comprendre le rôle de ces espèces est important pour suivre la restauration de la vallée de la Sélune après sa remise en continuité et le retour des grands migrateurs. Cette couche donne la localisation des secteurs d'étude utilisés dans le cadre du projet de recherche "Espèces ingénieures" ("rôles des espèces ingénieures dans la restauration des habitats").
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L’effacement des barrages de la Sélune fait l’objet d’un programme scientifique initié en 2012 dans lequel des paramètres environnementaux sont suivis afin de fournir un réel retour d’expérience sur cette opération de restauration. En 2019 s’est mis en place un observatoire de données, chargé d’assurer la collecte et le traitement de ces paramètres (biotiques et abiotiques). Avec l’arasement du barrage de La Roche Qui Boit (LRQB), il est vraisemblable que les sables, qui sont actuellement stoppés par le barrage, poursuivront leur transit vers l’aval. Afin de quantifier le mode de transit des sables nous allons suivre la granulométrie et la progression des sables à l’aval de LRQB à différents endroits. L’ouverture complète du barrage de La-Roche-Qui-Boit, courant mai 2022, a engendré le déplacement d’un volume important de sédiments fins qui était contenu dans la retenue. Ces sédiments se sont déposés massivement entre la RQB et le moulin de Quincampoix principalement sous forme de banquettes de sédiments le long des berges de la rivière. Afin de suivre l’évolution de ce stock, certains dépôts ont été cartographiés en 2022, 2023, 2024 et 2025. Les formes des banquettes et les volumes de sédiments ont été estimés à partir de mesures de largeur et d’épaisseur des dépôts sédimentaires localisées au DGPS. Les mesures ont été réalisées sur 4 sites en aval de la retenue afin d’observer s’il y avait une logique amont-aval dans la répartition ou taille de ces accumulations. Ce sont ces 4 sites qui sont représentés dans ce jeu de données. Cette couche donne la localisation des points de mesures, par banquette sédimentaire et par session et propose toutes les mesures réalisées en ces différents points. Elle a été réalisée dans le cadre de l'Observatoire Sélune.
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L’effacement des barrages de la Sélune fait l’objet d’un programme scientifique initié en 2012 dans lequel des paramètres environnementaux sont suivis afin de fournir un réel retour d’expérience sur cette opération de restauration. En 2019 s’est mis en place un observatoire de données, chargé d’assurer la collecte et le traitement de ces paramètres (biotiques et abiotiques). Avec l’arasement du barrage de La Roche Qui Boit (LRQB), il est vraisemblable que les sables, qui sont actuellement stoppés par le barrage, poursuivront leur transit vers l’aval. Afin de quantifier le mode de transit des sables nous allons suivre la granulométrie et la progression des sables à l’aval de LRQB à différents endroits. L’ouverture complète du barrage de La-Roche-Qui-Boit, courant mai 2022, a engendré le déplacement d’un volume important de sédiments fins qui était contenu dans la retenue. Ces sédiments se sont déposés massivement entre la RQB et le moulin de Quincampoix principalement sous forme de banquettes de sédiments le long des berges de la rivière. Afin de suivre l’évolution de ce stock, certains dépôts ont été cartographiés en 2022, 2023, 2024 et 2025. Les formes des banquettes et les volumes de sédiments ont été estimés à partir de mesures de largeur et d’épaisseur des dépôts sédimentaires localisées au DGPS. Les mesures ont été réalisées sur 4 sites en aval de la retenue afin d’observer s’il y avait une logique amont-aval dans la répartition ou taille de ces accumulations. Ce sont ces 4 sites qui sont représentés dans ce jeu de données. Sur ces sites, toutes les banquettes visibles et accessibles ont été systématiquement relevées sauf celles qui semblaient être dues à la présence d’obstacles naturels (blocs, souches). Sur chaque banquette, les mesures de largeur et d’épaisseur ont été réalisées le long de transect (2 à 4 points par transect selon la largeur de la banquette) systématiquement en amont, au centre et en aval de chaque forme (Figure 9). Des transects intermédiaires ont été ajoutés lorsque la banquette était particulièrement longue et variable en forme. Les épaisseurs de sédiments ont été mesurées au moyen d’un fer à béton inséré dans les sédiments jusqu’à ce qu’il atteigne le toit des sédiments grossiers constituant le fond du lit. Les largeurs ont été mesurées à l’aide d’une mire déposée sur les banquettes. Chaque transect et chaque point de mesure d’épaisseur le long de ces transects a été géoréférencé au DGPS (Trimble GPS R8). Cette couche donne la localisation et la forme (polygone) des banquettes sédimentaires et par session et propose quelques mesures générales permettant d'évaluer leur évolution. Elle a été réalisée dans le cadre de l'Observatoire Sélune.
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L’effacement des barrages de la Sélune fait l’objet d’un programme scientifique initié en 2012 dans lequel des paramètres environnementaux sont suivis afin de fournir un réel retour d’expérience sur cette opération de restauration. En 2019 s’est mis en place un observatoire de données, chargé d’assurer la collecte et le traitement de ces paramètres (biotiques et abiotiques). Avec l’arasement du barrage de La Roche Qui Boit (LRQB) en 2022, il est vraisemblable que les sables et dépôts sédimentaires, auparavant stoppés par le barrage, poursuivront leur transit vers l’aval. Afin de quantifier le mode de transit de ces sables et dépôts sédimentaires, la granulométrie et la progression des sables à l’aval de LRQB ainsi que l'évolution des banquettes sédimentaires fait l'objet d'un suivi annuel. Concernant les banquettes de dépôts sédimentaires : L’ouverture complète du barrage de La-Roche-Qui-Boit, courant mai 2022, a engendré le déplacement d’un volume important de sédiments fins qui était contenu dans la retenue. Ces sédiments se sont déposés massivement entre la RQB et le moulin de Quincampoix principalement sous forme de banquettes de sédiments le long des berges de la rivière. Afin de suivre l’évolution de ce stock, certains dépôts ont été cartographiés en 2022, 2023, 2024 et 2025. Les formes des banquettes et les volumes de sédiments ont été estimés à partir de mesures de largeur et d’épaisseur des dépôts sédimentaires localisées au DGPS. Les mesures ont été réalisées sur 4 sites en aval de la retenue afin d’observer s’il y avait une logique amont-aval dans la répartition ou taille de ces accumulations. Ce sont ces 4 sites qui sont représentés dans ce jeu de données. Sur ces sites, toutes les banquettes visibles et accessibles ont été systématiquement relevées sauf celles qui semblaient être dues à la présence d’obstacles naturels (blocs, souches). Sur chaque banquette, les mesures de largeur et d’épaisseur ont été réalisées le long de transect (2 à 4 points par transect selon la largeur de la banquette) systématiquement en amont, au centre et en aval de chaque forme (Figure 9). Des transects intermédiaires ont été ajoutés lorsque la banquette était particulièrement longue et variable en forme. Les épaisseurs de sédiments ont été mesurées au moyen d’un fer à béton inséré dans les sédiments jusqu’à ce qu’il atteigne le toit des sédiments grossiers constituant le fond du lit. Les largeurs ont été mesurées à l’aide d’une mire déposée sur les banquettes. Chaque transect et chaque point de mesure d’épaisseur le long de ces transects a été géoréférencé au DGPS (Trimble GPS R8). Concernant le suivi de charge de fond (sédiments grossiers) : Depuis 2015 des mesures de la mobilité de la charge de fond sont effectuées à partir de transpondeurs RFID placés dans des sédiments grossiers collectés sur le fond de la Sélune. 150 traceurs ont été ainsi déployés : en amont des anciennes retenues au niveau de seuil de Virey (50 traceurs – site 1), et à l’aval des barrages en aval du pont de Bateau (2 transects avec 50 traceurs chacun, sites 2 et 3). Un relevé annuel de la position des sédiments équipés de traceurs est effectué depuis 2015 entre août et fin septembre. L’objectif est ainsi triple : caractériser la mobilité des sédiments composant le fond du lit, estimer les capacités de transport d’une charge de fond et évaluer l’effet de la suppression des barrages sur ces mobilités. Les années de suivis antérieures à 2019 nous permettent ainsi d’approcher les dynamiques sous l’influence des ouvrages. Concernant les sédiments fins (sables) : Des pièges à sédiment sont positionnés pour analyser l’évolution des tailles des sables suivant la distance au barrage de LRQB. L’objectif de ces pièges est de suivre l’évolution de la granulométrie charriée par le cours d’eau, et de rendre compte d’une possible évolution granulométrique des sédiments, avec l’apparition de sables transportés à l’aval des barrages. Ces dispositifs ne consistent pas à quantifier les flux sédimentaires avec plus de précision. Ce dispositif ne permet pas de quantifier les flux de sables avec plus de précision. Les pièges ont été testés en août 2021 puis officiellement mis en place en mai 2022. Ce suivi n’est réalisé qu’en été quand les débits sont faibles et permettent d’aller collecter les pièges. Leur fabrication et leur pose ont été décrites dans le rapport de 2021 (Stubbe et al., 2022). Ce sont en tout quatre pièges qui ont été posés. Le premier est situé à 200m en aval de la station amont de Virey comme témoin des conditions amont. Les trois autres pièges ont été placés en aval de la RQB : immédiatement après le barrage, 100m en amont du pont du bateau et 200m en aval de la station de Signy (Figure 5). Ces pièges ont été placés entre les mouilles profondes dans l’idée que ces dernières pourraient accueillir des dépôts de sédiments une fois le barrage détruit. NB : les données relevées par ces pièges ne sont pas mises à disposition dans le SI mais disponibles en contactant les référents (point de contact dans la fiche de métadonnées). Concernant le transport des sédiments grossiers : L'étude est réalisée à l’aide de galets marqués par des transpondeurs passifs (pit tags). Ces pit tags ont été introduits dans plusieurs centaines de galets de différentes tailles du fleuve. Leurs déplacements au cours du cycle hydrologique sont suivis à l’aide d’une antenne que l’on déplace manuellement en parcourant la rivière, à raison d’une campagne par an. Ce jeu de données comprend donc les zones de suivi de déplacement de sédiment grossier, autrement nommé « Station traceur galets ». Ce suivi a été réalisé de 2022 à 2027. Cette couche donne la localisation des différents dispositifs mis en place pour le suivi sédimentaire à l'aval de l'ancien barrage de La-Roche-Qui-Boit, réalisé dans le cadre de l'Observatoire Sélune.
Catalogue GéoSAS